Présentation
Aumôniers
Historique



Retour page d'accueil

Ton frère est malade (Jean 11,3), J'étais malade et vous êtes venus me visiter (Mat 25, 36) Un Samaritain, descendant de Jérusalem à Jéricho, rencontre un blessé (Luc 10, 30)

Le Christ a, par sa vie, ses actes, son enseignement, attiré l'attention de ses auditeurs sur le frère qui souffre. Son enseignement a dédramatisé, déculpabilisé la maladie. C'est ainsi qu'il a libéré le frère malade et ses proches. Après sa Résurrection, le Christ a mandaté ses disciples au service de ceux qui souffrent.
Au cours des siècles, l'Evangile a sans cesse été le moteur d'actions humanitaires auprès des souffrants : les relais, les hôtels-Dieu, les maladières, les infirmeries et les hôpitaux, en Europe et dans le monde, ont été des lieux d'accueil et de soin pour les malades. Ce sont les fruits de la foi chrétienne en action. Au début de ce siècle, la plupart des hôpitaux étaient dirigés par des diaconesses et des pasteurs, par des soeurs et des prêtres qui apportaient la Bonne Parole. Par la suite, la direction des centres hospitaliers se laïcisant, prêtres et pasteurs vinrent de l'extérieur apporter un message d'espérance.

Aujourd'hui, dans nos pays de plus en plus sécularisés, la rencontre individualisée avec la personne hospitalisée est au centre des préoccupations de l'aumônier. Il est certes témoin de l'Evangile, mais c'est la personne hospitalisée qui détermine le cadre de l'entretien selon ses besoins. Cette nouvelle vision nécessite une formation spécialisée en accompagnement pastoral clinique.

Histoire récente

L'évolution rapide de ces dernières années a contribué à de forts rapprochement entre réformés et catholiques dans le milieu hospitalier, ceci pour trois raisons:
- Au contact des patients, des proches ou des soignants, la dimension confessionnelle est significative pour une minorité des personnes (hormis les cas d'urgence). Ceci entraîne une intensification de la collaboration interconfessionnelle.
- En 1999, au niveau vaudois, le Conseil synodal de l'Eglise évangélique réformée et le Conseil de l'Eglise catholique, ont signé une déclaration de collaboration oecuménique.
- Dès 2000,. chaque Eglise a mis en place une organisation cantonale s'occupant de l'aumônerie hospitalière : il s'agit du côté catholique de la Pastorale de la Santé, active dans les hôpitaux et les EMS, du côté réformé du Conseil d'aumônerie cantonal en milieu hospitalier.
Ces deux instances collaborent via leurs coordinateurs respectifs.
A partir de ce moment là également, l'aumônerie du CHUV s'est dotée d'un concept interconfessionnel ainsi que d'un seul Conseil regroupant des membres catholiques et protestants.

Il s'agit donc de vivre l'oecuménisme à l'échelle de tous les problèmes humains, en dialogue avec tous les hommes, toutes les religions, tous les chercheurs de vérité et d'unité qui, tous, ont leur part de sagesse, de recherche, d'aspiration à un monde renouvelé dans la paix. (...)
En fait, il s'agit de permettre à chaque homme d'accomplir son humanité en sa vraie profondeur et signification. Par là même adviendra l'unité, car tous seront reliés par la fine pointe de l'ouverture du cœur.

Maurice Zundel : l'oecuménisme au cœur du christianisme, p108-109